LES DOSSIERS DU GRETE
Démarche
Actions/Réalisations
Programme d'activités
Album
Agenda
Théâtre Education


Théâtre et Arts plastiques

Le théâtre et les arts plastiques au centre des débats dans leurs différentes manières de s’interpénétrer. Depuis toujours il y a des relations, des ponts entre arts plastiques et théâtre. Les peintres ont contribué au renouveau du théâtre, ont aidé à la lutte contre le réalisme illusionniste, ont interrogé le théâtre sur la psychologie, l’incarnation de l’acteur, le mimétique et mis en cause les fondements mêmes de l’art théâtral.
On repensera au collage, à Marcel Duchamp, aux formes nées dans les années soixante : l’installation, la performance, les parcours qui sont autant de questions en direction du théâtre sur le rôle de l’acteur, le regard du spectateur ou en direction des arts plastiques, et sur leurs lieux respectifs, sans oublier, les arts de la rue, le théâtre d’image, d’objet et ni la scénographie ou l’architecture...

Où en est-on ?
Ce colloque nous rappelle quelques repères et propose quelques pistes sur le thème théâtre et arts plastiques qu’il ne prétend pas traiter dans son ensemble.
Relations d’expériences professionnelles et expériences faites dans le milieu scolaire, exposition, production d'élèves et d'artistes,expérimentation, communications de spécialistes, table ronde et débats.

Prix:10 €

 

Théâtre et Arts plastiques


Ouverture M. G.Présidente du Grete
*Tentatives en milieu scolaire :le Théâtre Carrefour des Arts Françoise Bartissol, Cie Skappa, Artonik, Mireille Grange...

*Du peintre au scénographe, du scénographe au metteur en scène Gildas Bourdet Metteur en scène / scénographe Directeur de la Criée

Communications

*L’autre face du théâtre Jean-Pierre Raffaelli
Assurément ces dernières décennies les arts plastiques, plus que par le passé, ont nourri les pratiques théâtrales. De manière visuelles d’abord et surtout; mais aussi de façons plus consubstantielles. Le texte, dans son écriture, a revendiqué des analogies avec le travail du peintre. Le corps même de l’acteur (jusqu’à sa peau) a été “coloré” par l’actvité pulsionnelle du plasticien. Les imaginaires se sont interpénétrés pour fondre, ce que l’on pourrait bien appeler une autre quête de l’ éthique de ce qui se joue dans l’acte théâtral.
Metteur en scène. Professeur au Conservatoire national de Région de Marseille. Intervenant A3. Enseignant à l’Ecole d’Art du Bijou de Fontblanche à Nîmes.

*Ecrire sans stylo ou le théâtre d’objet comme mode d’emploi d’une poétique de l’espace et du temps.Christian Carrignon - Théâtre de Cuisine
“Procédé d’écriture scénique qui met en relation des choses et des êtres n’ayant à priori aucune raison de se rencontrer, un système de gammes pour construire des images” Julio Molnar. Tentative vaine et ludique pour établir un lien entre les Arts plastiques depuis Duchamp et certaines formes de théâtre contemporain.
Une table, une lampe de conférencier, une prise électrique au pied de table, une carafe transparente, un verre joli.

*La scène plasticienne Frédéric Maurin
D’Adolphe Appia à Robert Wilson, l’architecture s’élève au rang de principe scénographique; l’image le dispute au tableau : l’acteur s’intègre paritairement à la totalité des formes , des couleurs et des lumières en mouvement. De l’épure grandiose à l’impureté baroque, les modalités et les effets varient, mais ces rendez-vous de moins en moins clandestins entre la scène et les arts plastiques conduisent à repenser le théâtre, ses tenants et ses aboutissants traditionnels : le texte risque parfois de passer pour l’amant éconduit par le primat accordé au visuel; et souvent, le plaisir s’articule moins à une quête de sens qu’à une recherche esthétique fondée sur des valeurs sensibles ou sensuelles.
Maître de conférences au département des arts du spectacle de l’Université de Caen, membre du Laboratoire de recherches sur les Arts du spectacle du CNRS, traducteur.

* Des corps pour du sens et pas seulement celui de l’acteur par Bruno Schnebelin Cie Ilotopie
Choisir de transmettre des émotions, du sens, dans des espaces très différents, c’est le plus souvent choisir le corps comme média, comme médium. Là, donc, pas de comédie, mais des actes. Nous nous sentons acteurs, comme individus répondant d’actes plus ou moins étranges, plus ou moins déviants, mais pour nous, toujours sensés; et c’est bien là où il peut y avoir contrat social, parfois improvisé dans l’espace public, entre des passants devenus spectateurs puis pour certains acteurs, et des individus décidés à être acteurs, et même curieusement, payés pour ça.
Donc, notre travail depuis ces années, comme nous n’avons pas choisi ni l’écrit ni la parole comme outil a consisté à incorporer ce que l’ensemble de notre groupe avait à affirmer sur tel ou tel sujet (de société en général) et à l’incarner, à le faire sortir hors le corps, hors le champ du groupe, et de le rendre saisissable à l’autre.
Nos actes, signés, nous les espérons violents, car au milieu de la superproduction d’images monosémiques qui nous accable journellement, seul un choc de sens, porté par un corps, peut éveiller, et faire acte, prendre acte.
Bruno Schnebelin est à l’origine de la création de la Compagnie Ilotopie qu’il dirige avec Françoise Léger à Port Saint-Louis du Rhône. Etude de sociologie à l’Université de Nanterre auprès de Jean Baudrillard.

*Le plateau flottant scène concrète, scène abstraite par Marcel Freydefont
A propos de la scénographie du spectacle Tambours sur la digue, par le Théâtre du Soleil à la Cartoucherie de Vincennes en 1999-2000
En associant la scénographie à la seule question du visible ou de la plasticité scénique (“Où doit se cacher le visible pour échapper à la clarté?” s’interroge le peintre Gilles Aillaud), le risque est de la réduire à ce qu'on peut en voir tandis qu’elle est faite pour faire voir, de la considérer en termes d’image scénique alors qu’elle engage plutôt la vision du spectateur dans l’espace théâtral, obligeant selon la nécessité à la retenue, au retrait, à l’effacement ou au contraire à l’ostentation, la surcharge, la saillie.
De même en pensant les rapports du théâtre et des arts plastiques selon le point d’une dualité, complémentarité ou rivalité, qui rappelle celle, fameuse du XVI éme et XVII ème siècle, de la peinture affirmée comme l’égale de la poésie, dichotomie énoncée aujourd’hui comme celle du texte et de l’image, paraît peu à même de rendre compte de la nature de la scène. Depuis le temps des arts réunis jusqu’à celui de l’œuvre d’art totale, ou de la synthèse des arts, théâtre et arts plastiques ont certes partie liée. Certes, le théâtre peut apparaître comme un objet littéraire. Ne peut-on pas cependant dépasser cette articulation problématique, qui génère de trompeuses oppositions ?
Concrète, la scène oscille entre réalisme et convention, abstraction et figuration. La représentation qui s’y produit ne peut-être détachée de trois éléments indissociables, qui président toujours sous une forme ou une autre, à sa naissance dramaturgique (texte/action), scénographie (espace/lieu), régie (jeu).
Le plateau flottant de Tambours sur la digue témoigne de cette solidarité concrète.
Scénographe, enseignant responsable du département Scénologie à l’Ecole d’Architecture de Nantes. A collaboré au «Dictionnaire encyclopédique du Théâtre» dirigé par Michel Corvin.
Par ailleurs, président de Lieux publics, Centre national de Création des Arts de la Rue.



 
Retour Publications 

 

Groupe de Recherche et d'Expérimentation Théâtre Enseignement • www.grete.org