LES DOSSIERS DU GRETE
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Théâtre et Traduction ou comment voler la langue de l'autre

Sujet essentiel car il met au centre à la fois la question de la langue, de l’altérité radicale de la théâtralité et aussi la question du théâtre à l’école Lire,interpréter, traduire, apprendre le jeu de l’acteur c'est entendre sa propre langue et celle de l’Autre.
De plus en plus au Théâtre nous découvrons des textes étrangers. Mais par quelle langue ? celle de l’auteur ? celle du traducteur ?
Dans nos pratiques théâtrales à l'école nous adaptons allègrement des textes, pour avoir plus de vingt rôles, pouvant être tenus par des acteurs en herbe,dans une pièce qui durera moins d’une heure , alors nous ajoutons, nous coupons et nous modifions même la dramaturgie. L’auteur, le traducteur les nommons nous ? que faisons nous ainsi ?
A l’heure européenne ne pourrait-on développer l’approche des spectacles dans la langue d’origine? Travailler théâtralement en langue étrangère, ne permettrait -il pas à l’école, une autre approche du langage théâtral : la rencontre avec la matérialité des mots, leur sonorité avant que le sens n'apparaisse?
Ne pourrait-on pas dire que le traducteur comme l'acteur est un passeur du texte, ou déjà le premier metteur en scène ?Ce dossier rend compte des communications :

Prix:11 €

 

Théâtre et Traduction
DEPRATS/Traduire Shakespeare
Certes, il n'est pas facile de définir la théâtralité en soi et il y a autant de théâtralités qu'il y a de dramaturges. Mais le concept brechtien de gestus aide à cerner la notion et à définir pour chaque œuvre l'interaction perpétuelle de la langue et du vécu corporel, le rapport de l'acteur à sa parole. L'inscription du corps dans la langue passe par l'ordre et le nombre des mots,les ruptures syntaxiques, la courbe mélodique ou la texture auditive qui suggèrent,soutiennent ou orientent le mouvement du corps, l'inflexion de la voix. Le texte de théâtre appelle un dire, il est animé par une respiration, une scansion, un rythme et sa traduction exige une langue orale et non livresque, rapide et vive. Il appelle aussi un faire et, en dehors des didascalies, le geste de l'acteur est présent dans la couche verbale sous la forme d'infimes sollicitations musculaires, d'esquisses corporelles. Au théâtre les mots sont des gestes. Non seulement ils prennent naissance dans des corps mais ils en partagent presque matériellement le temps et l'espace.
Jacques THIERIOT/ (in)traduisible ?
Traduire : ouvrir des portes successives, passer des frontières, mais n'y a-t-il pas des seuils infranchissables ?
Les outils du traducteur littéraire : leur fiabilité, leur précarité.Nécessité du vécu.
Hiérarchies : littéralité/littérarité - sens/son - niveaux de langue - rythme, etc.
L'impasse du parti-pris, de l'intuition. Retrouvez les archétypes ?
Traduction - recréation : un droit ou une nécessité ? tout est (in)traduisible.
Hubert NYSSEN/ La traduction est partout...
INTERVENTIONS
autour de Traduction Théâtre /Ecole /Langue Jean-Pierre QUEYROY - Andrée HAGEGE - Danièle VIOUX - Eric BEYNER - Térésa THIERIOT
Alejandro FINZI/ Une parole d'un auteur qui vient de loin…
confrontation à la traduction de ses propres pièces et à leur mise en scène.
Enseignement universitaire/ engagement politique en Patagonie/et ailleurs.
Bernard PROUST/ Traduire Sophocle : Philosophie/Langue/Théâtre.
La langue ne traduit pas la pensée. Elle l'est.Il n'y a pas d'un côté la pensée qui pourrait être traduite de plusieurs façons. Il y a la langue ,le corps de la langue et le langage du corps-pléonasme.
Benito PELEGRIN/ Traduire Don Juan
Traduire un texte baroque ancien dans une langue contemporaine, c'est essayer de reproduire, pour un public d'aujourd'hui, les effets de lecture ressentis par le lecteur ou l'auditeur d'hier.Cela revient à faire dans l'écriture ce que l'on pratique en musique.
Jean-François PEYRET/ De la traduction scénographe
Quelques réflexions sur une pratique de la traduction pour le théâtre, qui, pour modeste et limitée qu'elle ait été, s'est déployée sur plusieurs registres... Dernier cas de figure, et peut-être celui sur lequel il conviendra d'insister, celui de ce que j'appelle la traduction "scénographe", quand la traduction est véritablement le premier moment de l'écriture pour la scène, quand elle est au service d'une extraction de théâtre à partir d'oeuvres qui n'étaient pas destinées à la scène : exemple les Sonnets de Shakespeare (1989), De la nature des choses de Lucrèce (1990-1991) ou les spectacles fabriqués à partir de Kafka (Fantaisies Kafka, Bobigny 1993 ou Trio pour un comédien et deux danseurs

 


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