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COTE PUBLIC JEUNE

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COTE PUBLIC JEUNE

Côté Public : moment de partage sur les spectacles vivants : échanger des impressions, des images, des sensations et des idées en toute liberté, rencontrer des créateurs et leur démarche.Des expériences très différentes ont eu lieu au cours des années allant de la seule parole échangée à des cartes postales ,formes brêves théâtrales,expressions plastiques entre des élèves apportant ainsi une nouvelle contribution à l'école du spectateur.


Un peu d'histoire:
partage de la parole à l'expression créative autour des spectacles

Au départ, «Coté-Fauteuils» s’adresse à un public adulte. Nous en sommes au vingt cinquième, à raison de trois par an quand l’idée surgit d’essayer ce type de rencontres avec les jeunes des Ateliers et des Options, comme une «Ecole du spectateur».
- Une première réunion expérimentale, à laquelle assiste Roland Monod, se fait à Marseille au Théâtre de la Minoterie en 1992, travail sur la mémoire du spectateur. Quelles images, quelles phrases ont frappé la sensibilité du jeune spectateur ? Nous sommes surpris par leurs observations. Nous essayons d’aller plus loin que les «j’aime», «je n’aime pas». Partage - Diversité des réactions - Apprentissage de la parole - Ecoute.
- Autre expérience positive: celle des Rencontres Académiques d’Aix-Marseille, qui se déroulent au Théâtre du Merlan (scène nationale depuis 1994), avec comme observateur Philippe Foulquié, directeur du Théâtre Massalia. Thème de la discussion : le spectacle de François Cervantès «Masques» qui vient d’être vu par tous.
- Ensuite, visant cette fois des CM1 et CM2, l’expérience d’un «Côté Fauteuils» pour ces très jeunes spectateurs que leurs instituteurs ont emmenés trois fois au Théâtre de la Passerelle, à Gap (1). Les deux «Côté-Fauteuils» ont eu lieu dans les deux écoles concernées, mais dans d’autres lieux que la classe (petite salle de réunion dans le premier cas, gymnase dans le deuxième). Les enfants racontent ce qu’ils ont vu, confrontent leurs souvenirs. Ils sont unanimes pour préférer «Pas de retouche» de Plassart, spectacle chorégraphique, conçu comme un jeu : 4 danseurs professionnels, 17 enfants choisis et entraînés pour participer au spectacle et tous les enfants-spectateurs répartis en deux camps. Peu à peu (puisque je suis la Bécassine de service... je n’ai pas vu... j’aimerais comprendre) ils donnent un sens, une couleur. Ils restituent fidèlement une scénographie (mais ce mot ne sera bien sûr jamais prononcé). Ils ont noté la musique, la lumière, les costumes. Ils «m’expliquent» les deux autres spectacles : «Ailes» sur le rapport entre un homme et un ange qui a perdu ses ailes et apprend à s’en passer ;
« Graine de satellites», avec ces poules qui essaient de voler, jouées par des handicapés mentaux. Etonnantes réflexions sur le droit à la différence (dit autrement), sur le courage, la volonté, la solidarité.
Ce Côté-Fauteuils avec des enfants est très intéressant pour les instituteurs impliqués dans le projet, leur conseillère pédagogique animatrice et moi-même. On n’est plus dans un «inventaire» critique du spectacle mais dans un rapport sensible, humain. Le regard tout neuf du jeune spectateur est un trésor à découvrir. M.P

Mercredi 31 janvier de 14h à 17h30 au Théâtre Gyptis à Marseille:
Cette aventure met "en jeu" plus d’une centaine de lycéens, collègiens, huit professeurs, cinq comédiens-intervenants et les équipes artistique et technique du théâtre du Gyptis et implique une concertation très suivie et nécessaire (trois rencontres) entre le théâtre, les enseignants, les partenaires et les responsables Françoise Faucomprez (milieu scolaire du Gyptis) le GRETE et l'Action culturelle). avec le Gyptis sur le thème de la saison “monstres ou/et pouvoir”; formidable journée de l’avis de tous avec 5 moments :
-En arrivant chacun accroche sur une perche en fond de scène,dans un format A4 les mots inspirés par le thème des spectacles
- Echauffement collectif : mouvements et voix dirigé par les artistes partenaires
- Construction du monstre avec des éléments apportés par chaque groupe.
L’un le pied , l’autre la main,sans oublier le corps et la voix de tous
-Cartes postales de 3’ : proposition par chaque groupe d’un moment de théâtre inspiré par le thème ou les spectacles vus.
-création vocale collective à partir de mots écrits sur le thème.


Mercredi 20 mars 2002 au théâtre Gyptis:des spectacles à la carte postale
L’originalité de ce Côté public:demander aux élèves de chaque groupe de faire une peinture, un montage carte postale géante (1/2 raisin) reflètant les sensations, les lignes de force d’un spectacle que le groupe avait envie de partager avec les autres et de le raconter après que les autres élèves aient dû reconnaître le spectacle par la carte postale. Ce fut extraordinaire : il n’y eut aucune erreur, ce qui prouve bien l’intéret de la transposition d’un art à l’autre.
Un débat sur les spectacles vus sur le jeu d’acteur et la mise en scène s’est déroulé ensuite.
Cette journée a rassemblé une centaine d’élèves en partenariat avec le Gyptis.

LE GRETE n'étant pas prestataire de service,il propose des dispositifs possibles que les partenaires devraient s'emparer mais nous constatons que l'action culturelle passe au second plan dans les politiques des théâtres, même chez les plus convaincus,les problèmes de la profession et les problèmes économiques du public à court terme prenant souvent le pas sur l'investissement à long terme.

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