(1)

"La représentation ?« (...)Permettre à tout élève de découvrir l’expérience de la représentation, donner le goût, développer le plaisir du spectateur et sa sensibilité, lui faire rencontrer les métiers, les artistes, approcher leurs démarches, leur langage et les références esthétiques, apprendre que l’art peut réorganiser le monde et lui donner sens est un devoir de l’école. Cette approche d’une culture vivante permet à l’élève de s’inscrire à la fois dans le passé d’une tradition culturelle, dans le présent artistique en découvrant le théâtre contemporain, la danse et la musique contemporaines et lui même.
Tout autant que l’acquisition d’une culture il s’agit de favoriser une initiation artistique, c’est à dire non seulement des expériences de spectateurs, de critiques mais aussi de créateurs et de multiplier ainsi les liens sensibles du sujet avec le monde qui l’entoure et le questionne. (...)»." -M. G. (cf. points de vue)

(2)

" Le spectateur pour l'auteur, n'est autre qu'un autre auteur.
Si nous parlons d'oeuvres d'auteur, nous devons par conséquent parler du rapport entre auteur et destinataire comme d'un rapport dramatique entre un individu et un autre démocratiquement égaux. Le spectateur n'est pas celui qui ne comprend pas, qui se scandalise, qui hait, qui rit ; le spectateur est celui qui comprend, qui sympathise, qui aime, qui se passionne. Ce spectateur est aussi scandaleux que l'auteur…" Pier Paolo Pasolini "l'expérience hérétique"
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(3)

(...)"Il faut inventer, expérimenter pour permettre à nos élèves d’élaborer leurs repères, de retrouver le droit à l’intime, au singulier tout autant que l’acquisition d’une culture. Attention! ne créons pas une formation du spectateur qui peut produire un modèle ou une méthodologie d’acquisitions culturelles, de savoirs faire, le théâtre aurait alors raté sa nécessaire rencontre avec l’école, c'est le théâtre fondateur de l’être, créateur du sens dont a besoin l’école, mais choisissons bien nos spectacles.
Ce qui nous intéresse au GRETE : avec le théâtre il s'agit moins de transmission des savoirs, des codes, de l'approche de l'esprit critique que de l'échange symbolique, cette force qui donne au spectateur une position commune à celle du poête.
Il nous semble urgent de mettre au centre de notre travail de réflexion le spectateur, la question de l'autre, de l'altérité et la relation spectateur /artiste qui est le fondement de l'acte théâtral et de la création. Comment cet espace de séparation et d'intimité, cet entre deux de la relation qui fonde d'ailleurs les différentes esthétiques de mise en scène, offre une expérience humaine nécessaire à éprouver."(...)
M.G.(CF Dossier SEMINAIRE "Former le jeune spectateur")

 

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